À retenir
- Le capitaine amène la proue jusqu'à ce que les embruns atteignent le pont, c'est le moment que la plupart des avis soulignent.
- Le débit de la cascade dépend des précipitations récentes, donc une semaine pluvieuse produit une chute bien plus impressionnante qu'une semaine sèche.
- La cabine chauffée avec fenêtres panoramiques est à quelques pas, donc être mouillé est un choix plutôt qu'une condition.
- Approcher un navire d'une paroi rocheuse se fait avec soin et lenteur, pas comme un geste spectaculaire.
Ce qui se passe réellement
À un moment du parcours, le capitaine tourne la proue vers la falaise et s'approche d'une cascade tombant du rocher. Le bateau ralentit fortement, s'avance doucement, et s'y maintient pendant que les gens sur le pont avant prennent des photos puis découvrent que les embruns les ont atteints.
C'est le moment qui revient le plus souvent lorsque les passagers décrivent l'excursion ensuite, et la raison est le changement d'échelle. Vous avez passé une heure à regarder un paysage à une distance confortable, puis tout à coup une partie de celui-ci est assez proche pour le sentir sur votre visage.
À quelle distance est-ce près
Assez près pour que les embruns atteignent le pont, ce qui sur un navire de cette taille signifie vraiment près du rocher. Que vous soyez vraiment mouillé dépend du vent, de la force de la chute et de l'endroit où vous vous tenez, et les gens tout à la proue en reçoivent le plus.
La manœuvre elle-même est prudente plutôt que spectaculaire. Un capitaine qui approche une falaise dans un fjord pense à la profondeur, au vent et à la place pour reculer, et tout se fait lentement. Ce qui ressemble à un geste spectaculaire depuis le pont est une manœuvre de routine exécutée avec un bateau plein de passagers qui regardent.
Une cascade tombant dans le fjord depuis la falaise au-dessus
Pourquoi la pluie améliore les choses
Une cascade est un élément de drainage. Ce qui passe par-dessus le rebord est ce que la pluie tombée sur le sol au-dessus a fait descendre, donc le débit suit les conditions météorologiques récentes plutôt que la saison sur un calendrier.
Cela inverse le conseil habituel pour réserver une excursion en bateau. Une quinzaine de jours secs laisse un modeste filet d'eau sur un rocher mouillé. Une semaine de temps berguenois laisse une chute assez puissante pour projeter des embruns sur un navire. Les passagers qui ont navigué par temps gris décrivent les cascades comme plus impressionnantes et la journée comme meilleure, et ils ne se contentent pas de ce qu'ils ont.
Le reste des chutes
L'approche rapprochée est le clou, et ce n'est pas la seule eau qui tombe des parois. Par temps humide, les flancs de l'Osterfjord présentent des chutes temporaires, des filets et des rubans qui apparaissent après la pluie et disparaissent à nouveau, certains tombant de toute la hauteur de la falaise.
C'est ce que les gens veulent dire quand ils disent que le fjord est différent sous la pluie. Par beau temps, vous voyez un paysage avec une cascade dedans. Par temps humide, vous voyez un paysage avec de l'eau qui coule de chaque surface, ce qui est plus proche de la façon dont ce pays fonctionne réellement.
252mm
La pluviométrie moyenne en janvier dans la région de Bergen, c'est pourquoi les cascades le long de ce fjord coulent abondamment pendant la majeure partie de l'année.
Prendre la photo
Le pont avant est l'endroit idéal et le compromis est évident: la meilleure position est aussi la plus mouillée. Si vous avez un appareil photo auquel vous tenez, un sac ou une veste pour le mettre à l'abri pendant les trente dernières secondes vaut la peine, car les embruns arrivent plus vite que vous ne le pensez.
Les téléphones gèrent cela très bien, et le conseil honnête est de prendre quelques photos puis de le ranger. Une cascade de près est une chose à côtoyer plutôt qu'à photographier, et il existe une version de cette excursion où quelqu'un regarde toute la scène à travers un écran et se souvient de moins.
En hiver
La croisière est proposée toute l'année et les chutes continuent de couler avec elle. Les mois les plus pluvieux de Bergen sont les plus sombres, avec des records dépassant largement 250 millimètres en octobre, novembre et décembre. Une croisière hivernale n'est donc pas une version au rabais en ce qui concerne l'eau.
Ce qui change, c'est la lumière et la température. L'hiver vous offre une courte fenêtre lumineuse au milieu de la journée, des nuages sur les parois et une palette entièrement différente, et il vous donne une très bonne raison d'être reconnaissant pour la cabine chauffée dès que les embruns ont fait leur travail.
Si vous préférez rester au sec
Alors restez à l'intérieur et ne perdez presque rien. La cabine dispose de grandes fenêtres panoramiques et l'approche se fait au pas, la vue à travers la vitre est donc dégagée et vous verrez tout sans l'eau.
Les visiteurs décrivent exactement ce dispositif fonctionnant les jours de pluie : être assis au chaud avec un café, regarder le fjord défiler, et sortir quand la pluie se calme ou quand quelque chose vaut la peine d'être vu dehors. Le bateau est conçu pour permettre aux gens de passer d'un mode à l'autre tout l'après-midi.
Il convient de dire que les deux options ne sont pas un compromis entre une bonne expérience et une expérience moindre. Les vitres de la cabine de ce bateau sont assez grandes pour que le fjord les remplisse, et par une journée de pluie battante, ceux qui sont à l'intérieur avec des boissons chaudes passent un meilleur après-midi que quiconque debout sous la pluie. Le postulat de conception est que la météo de Bergen est un fait plutôt qu'un malheur, et le bateau est construit autour de ce postulat plutôt que de s'en excuser. C'est plus rare qu'il n'y paraît dans un pays qui vend un soleil qu'il ne peut pas promettre.
