À retenir
- L'opérateur demande expressément aux passagers de rester attentifs, et la Norvège abrite l'une des populations les plus denses au monde.
- Ce sont des animaux sauvages le long d'un fjord actif. Un bon équipage améliore vos chances ; personne ne peut garantir une observation.
- Les pygargues se perchent sur les corniches du rivage et les branches mortes plutôt que de tournoyer constamment, donc l'astuce est de scruter les rochers et les arbres.
- La plupart de la faune du fjord est à une distance où l'œil nu voit une forme et les jumelles voient un animal.
Pourquoi l'opérateur mentionne les pygargues
Parce qu'ils sont réellement ici. La Norvège abrite l'une des populations de pygargues à queue blanche les plus denses au monde, résultat d'une longue reconstitution après une persécution qui les avait poussés au bord de l'extinction dans une grande partie de l'Europe. La côte et les fjords de l'ouest comptent parmi leurs bastions.
C'est pourquoi les notes de bon à savoir vous demandent d'apporter un appareil photo et de rester attentifs plutôt que de traiter la faune comme une réflexion après coup. Ce n'est ni une promesse ni du remplissage ; c'est une attente raisonnable lors d'une traversée de trois heures et demie le long d'un rivage de fjord boisé.
Ce que vous cherchez
La taille d'abord. Le pygargue à queue blanche est le plus grand rapace d'Europe du Nord, avec une envergure qui peut dépasser deux mètres et demi, et en vol il est impossible de le confondre : ailes énormes, larges et rectangulaires, tenues à plat plutôt qu'en V, queue courte en forme de coin et tête lourde et proéminente.
La plupart du temps, cependant, il ne vole pas. Les pygargues passent une grande partie de leur journée perchés, et le plus rentable est de scruter le rivage plutôt que le ciel : une silhouette sombre, lourde et dressée sur un rocher ou sur une branche morte au-dessus de l'eau, qui se transforme en oiseau dès que vous braquez vos jumelles dessus.
Où le long du parcours
Partout où il y a un bon perchoir et une vue sur l'eau, ce qui sur ce fjord représente la majeure partie du trajet. Les tronçons à surveiller le plus sont là où la pente boisée descend vers un rivage rocheux avec des arbres morts exposés, car cette combinaison donne à l'oiseau à la fois un poste d'observation et un endroit pour se poser avec un poisson.
Les équipages qui font cette route quotidiennement connaissent les endroits fiables et vous les indiqueront lorsqu'ils apparaîtront. Cela vaut plus que n'importe quel équipement, et c'est l'une des différences pratiques entre une croisière d'observation guidée et un ferry qui couvre par hasard les mêmes eaux.
Le rivage boisé de l'Osterfjord où se perchent les pygargues
Phoques et rivage
Les phoques gris et les veaux-marins vivent tous deux le long de cette côte et tous deux se hissent sur les rochers bas et les écueils au bord de l'eau pour se reposer, c'est là qu'il faut les chercher plutôt qu'en eau libre. Une rangée de masses grises sur un affleurement se transforme en animaux dès que quelqu'un les signale.
Dans l'eau, ils sont plus difficiles à repérer : une tête ronde à la surface, qui observe le bateau, puis disparaît. Ils sont curieux des embarcations et indifférents à leur égard, donc un phoque qui vous a remarqué pourrait bien vous suivre à distance pendant un moment avant de se désintéresser.
Les oiseaux que vous verrez sans effort
Les cormorans et les cormorans huppés sont partout le long de ce rivage, et leur habitude de se tenir les ailes déployées pour se sécher est l'un des spectacles les plus pittoresques d'un fjord norvégien. Les mouettes et les sternes survolent l'eau, surtout derrière un bateau en mouvement, et les hérons se tiennent immobiles dans les baies peu profondes.
Aucun de ces oiseaux n'est rare et tous participent à donner au fjord une impression de vie plutôt qu'un simple décor. Si vous vous intéressez aux oiseaux, le rivage de l'Osterfjord mérite l'attention que la plupart des passagers portent aux montagnes.
Ce qu'il y a sous le bateau
Le saumon, surtout, sauvage comme d'élevage. Les fjords de l'ouest de la Norvège abritent une industrie aquacole importante et vous passerez devant des enclos sur cet itinéraire ; vous naviguerez également au-dessus d'eaux que les saumons sauvages et les truites de mer utilisent pour atteindre les rivières où ils se reproduisent.
Plus profondément, le bassin du fjord conserve un environnement froid, stable et sombre, créé par le seuil à l'embouchure, avec sa propre communauté de poissons et d'invertébrés. Cela n'est pas visible depuis le pont, mais il est utile de le savoir, car cela explique pourquoi un fjord est biologiquement très différent de la mer ouverte qui le jouxte.
Améliorer vos chances
Apportez des jumelles si vous en avez. Cet unique objet fait plus que tout le reste, car l'écart entre ce que l'œil nu perçoit et ce que les optiques révèlent est toute la différence entre une forme sur un rocher et un pygargue à queue blanche.
Ensuite, asseyez-vous ou tenez-vous où vous pouvez voir le rivage plutôt que le milieu du fjord, et sachez que le passager qui regarde dehors verra bien plus que celui qui regarde son téléphone. Les animaux ici ne se produisent pas ; ils vaquent à leurs occupations à côté d'un bateau qui passe deux fois.
La saison compte moins que ce que l'on suppose. Les pygargues sont résidents plutôt que migrateurs, ils sont donc présents le long de ce fjord en février comme en juillet, et un rivage hivernal avec des arbres dénudés rend peut-être un grand oiseau sombre plus facile à repérer qu'un oiseau d'été dans un feuillage dense. Ce qui change au fil de l'année, c'est la lumière et le temps que vous êtes prêt à rester dehors, ce qui relève de vous plutôt que des oiseaux. Habillez-vous pour le pont et la faune s'occupera d'elle-même. Une heure de patience à la rambarde vaut mieux que tout l'équipement du monde.
